Livre d’Or


Message de Cesare

Poème
«Personne pour parler des heurts de la route ou des paysages traversés.
Mais entrevoir quelqu’un qui t’écoutera au bout du chemin,
t’aide à avancer.
Il n’y aura pas foule,
dis-le toi bien
c’est toi qui seras davantage peuplé.»

Cesare Mongodi (poète et compagnon de vie)

 

Message de Pamela

«La création: c’est toujours un voyage et un passage vers un autre possible, encore virtuel, qu’il contribue à faire advenir» Marc Guiraud
Il a suffi d’une balade au coeur des bois d’Erguël pour qu’Anne Laure y trouve son chemin, celui qui trace des liens, inspire des personnages, dessine des possibles. Il a suffi de quelques étincelles d’amitié, pour qu’elle fasse la route et imagine tout un univers envoûtant. Le regard qu’elle promène dans son oeuvre, pétille de 1001 questions sur la vie, sur les origines de celle-ci et comme par enchantement, ces interrogations deviennent matière, formes ou traces méditatives. C’est sûr, la Nature a trouvé celle qui conte ses beautés et ses émerveillements! Qu’un vent d’amitié et de liberté gonfle les voiles colorées de tes créations.»

St-Imier, janvier 2010 Pamela Orval (membre du comité d’organisation des expositions du CCL de St-Imier)

 

Message de Jean-Yves

Depuis quelques années, je photographie le travail artistique d’Anne Laure et je l’aide dans la mise en place de ses installations dans la Nature. Je partage également mon atelier avec elle et j’ai ce privilège de voir sa création en mouvement, de voir émerger les personnages sur les grandes toiles qui vont venir s’accrocher dans les arbres pour l’exposition. J’aime son travail, sa démarche, sa philosophie, il y a chez Anne Laure une volonté d’empoigner la vie, de la sublimer et de la révéler à notre regard. Son travail du dessin est une longue suite de recherches. Anne Laure est infatigable, elle fouille dans les matières premières de la Terre pour en extraire des couleurs, des textures, des lumières qui vont donner la vie à ses personnages. Ce que vous voyez n’est pas de la peinture acrylique, mais des argiles, des pigments et ce vert… oseriez vous me croire si je vous dis que ce sont des épinards ! Anne Laure est une exploratrice de la vie, une femme qui respecte pleinement sa parole et qui va jusqu’au bout de ses actes avec ses tripes et sa foi. Je vous invite à jouer le jeu de la vie avec elle, à découvrir son monde, à vous identifier à ses personnages. Anne Laure nous interroge tous avec son jeu de la vie, à nous de trouver nos réponses à ses questions.

Cuarnens janvier 2010, Jean-Yves Piffard (compagnon d’art et de vie pendant 6 ans)

 

Message d’Angela

“Anne Laure est avant tout une merveilleuse rencontre et un coup de cœur. Entre nous circule une douce et puissante énergie gémellaire de l’ordre du feu de vie, de la passion aimante. Si je devais définir Anne Laure en un seul mot, “Créatrice”, oui mais une créatrice qui va bien au-delà de ce monde. Elle sait exprimer avec une grande force et sensibilité les messages que mère nature lui témoigne au creux de l’oreille. Passeuse, messagère, ses créations nous révèlent l’indicible, nous apaisent, nous permettent ou invitent à contacter l’essence même de l’Être où la conscience se révèle dans un murmure, si on ose se laisser toucher. Je me suis laissée toucher par son enthousiasme, son feu de vie. Elle donne envie de contacter le plus Beau, le plus Grand en soi…Merci d’oser et d’être révélatrice de tant de possible. Avec toute mon affection et amitié sincère.”

Fribourg, février 2010, Angela Vaquero  (amie et prof de danse)

 

Message de Patrick

L’amitié de longue date que je partage avec Anne Laure ressemble aux chemins de ses toiles, pavés de petites aventures artistiques et philosophiques. Tout d’abord la participation à la collection de court-métrages sur le « Sens de la vie », une expérience inoubliable et inédite : en effet, à ma connaissance il n’y a qu’Anne Laure pour poser cette question du Sens et faire un film de la réponse. Il y a ensuite le « Passager » et le « Jeu de la vie », sorte de road movies évoquant l’univers idéal d’Anne Laure, des humains reliés entre eux dans une sorte d’union mystique avec la nature. C’est pourtant à travers la musique que nous nous sommes retrouvés, pour ma part en tant que musicien intervenant à la fois comme souffleur et comme acteur de ses films. Le festival « Multimédi’Arts » en 2006 a été un formidable moment de communion humaine et artistique. Il a donné naissance au collectif « Art en liberté », symbiose de divers travaux de création visuelle et musicale, de danse. Seulement voilà, Anne Laure n’est pas du genre à s’arrêter en si bon chemin : elle m’a donc également demandé de l’initier à l’art de mon instrument afin de créer les musiques de ses propres films et nous inviter elle et moi à y entremêler nos mélodies. Pour longtemps j’espère.

Lausanne, février 2010, Patrick Gabrell (ami et prof de saxophone)

 

Message de Michèle

« Je tiens le flot de la rivière comme un violon. »  Paul Eluard
Il paraît qu’une œuvre est bonne si les gestes qui la composent ont une valeur d’humanité ! Je regarde vivre Anne Laure depuis quatorze ans et la vois édifier son œuvre, lentement, avec une ligne de force jamais démentie. J’admire la maîtrise avec laquelle elle mêle son travail artistique et son souci des autres sans casser le fil de sa « nécessité intérieure ». Que de domaines abordés, créés dans l’espace silencieux et bienfaisant de l’Atelier du Magnolia : enseignement du dessin, de la peinture, expositions, cours d’histoire de l’Art, films vidéos, installations, performances et festivals et j’en oublie sûrement !
Son travail personnel – ses tableaux – nous donne une sensation de liberté et de rêve, mais quelle énergie il faut déployer pour transformer ses désirs en réalités en les prenant à bras-le-corps ; pour oser concevoir du nouveau en surmontant ses doutes et son découragement. Faire le silence en soi, en écartant les sollicitations extérieures et l’agitation ambiante. Et au plus fort de cette lutte avec l’indicible, elle sait encore se retourner, pour nous sourire et nous encourager. Alors oui, je dis que son œuvre est bonne car elle est juste, porteuse d’avenir, poétique dans sa lumière et ses couleurs. Ce qu’elle fait est en harmonie avec ce qu’elle est. De son cœur s’élève un chant d’amour pour le monde. Anne Laure a détesté « l’école contre la vie ». C’est un être libre. Elle s’est révoltée contre la sélection, les jugements, l’étroitesse des spécialisations : elle rêverait d’unir tous les arts au sein d’une même école, où chacun passerait librement de l’un à l’autre. On se retrouve en Grèce antique, quand Pythagore voulait unifier les diverses formes de connaissances : on y dansait peut-être « le Jeu de la Vie », titre du film vidéo en noir et blanc qu’elle a tourné avec ses amis marchant lentement dans une forêt, « Une foule sentimentale en quête d’idéal ». Une douceur d’être et de n’être pas, comme s’ils étaient en suspension entre ici et ailleurs. Une invitation à trouver sa place sur le grand damier du Jeu d’Echecs, qui deviendrait alors le « Jeu des Victoires » : victoire sur l’absurde et le déterminé. « Circulation des sèves inouïes » entre échange et don. Comme un écho des premières impressions africaines d’Anne Laure : l’orage éclatant sur la forêt, l’odeur de la terre et des chants d’oiseaux…
« Tes pas, enfants de mon silence … Personnes pures, ombres divines. Qu’ils sont doux, ces pas retenus ! Dieux ! Tous les dons que je devine. Viennent à moi sur ces pieds nus. » Paul Valéry
Ce don particulier d’Anne Laure, d’aimer en nous ce qui nous est encore invisible. C’est ce sentiment de liberté qui rend son amitié si précieuse !

Lausanne, février 2010, Michèle Feschotte  (amie et collègue de travail en histoire de l’art)

 

Message d’Emmanuelle

Anne Laure est à la recherche d’un secret, celui du sens de la vie. Elle le recherche sans cesse dans ses rencontres, dans ses balades dans la nature qu’elle parcourt à pied, à bicyclette. Elle cherche à relier les hommes, à relier les objets, à se relier. Elle écoute et regarde attentivement ce qu’il y a de plus ténu dans l’infini. Elle cherche à révéler l’âme silencieuse des hommes et de la nature.
Soudain, Anne Laure entrevoit le temps d’un instant, un sens. Emerveillée, Anne Laure est éblouie par la lumière pure de son enchantement. Pour que cela ne soit pas perdu, elle renvoie sur la toile cette lumière, cette conscience de L’Amour qu’elle a perçu. Anne Laure peint avec ses couleurs d’amour ce sens tant recherché, cette conscience de l’Amour qu’elle a su révéler dans ces fragments de vie qu’elle aime observer. Ses toiles enfin, irradient cette lumière qu’est l’Amour. Comme aimait dire Marc Chagall : « L’amour est la vraie couleur, la vraie matière de l’art ».

Lausanne, 2008, Emmanuelle Almeras (amie et ancienne élève)